J’ai l’honneur de vous avertir reception des livres que j’avais eu le plaisir de vous prêter. Ma dernière lettre[1] était peut être un peu pressante mais veuillez remarquer qu’il y avait plus de quatre semaines que M l’abbé De Bethune avait bien voulu se charger de vous prier de me les renvoyer par ce que j’en avais un pressant besoin. Je les reclamai une seconde fois pour p2le 30 Mai, par ce que je me proposais de partir ce jour là pour Boesinghe ou je comptais relire ce que je possède de serieux écrit sur la question du langage afin de mettre la dernière main à un travail sur la langue des signes; n’ayant rien reçu au jour que j’avais indiqué j’ai dû partir sans quelques-uns des livres qui m’étaient indispensables, delà ma seconde lettre plus pressante que la première. p3J’aime beaucoup à prêter à des hommes intelligents, et je n’ai jamais prêté mes livres avec plus de plaisir, qu’à vous; c’est vous dire assez que je les tiendrai toujours à votre disposition; j’aime a rendre service et à en recevoir aussi longtemps que je n’ai pas lieu de soupçonner que les petits services que je demande ne sont pas rendus avec plaisir ou qu’ils gênent celui de qui je les attends.
p4p1
Monsieur le Professeur
Veuillez agréer l’hommage de mes sentiments les plus affectueux
Ch Carton







