Je viens de lire attentivement le roman Een dure eed de Mlle Loveling;[2] on pourrait l’intituler, en Français, Virginité forcée, conséquence d’un serment fatal. L’auteur s’avoue une non croyante et ne cesse de mettre en lumière l’imbécillité, d’après elle, de ceux qui croient, surtout des bons campagnards. Sous ce point de vue certains passages sont d’un cynisme ganté mais révoltant; v. I. chap. 25 et 26, le baptême d’un enfant de campagnard mis en parallèle et en contraste avec une ventrée de cochonnets, qui viennent d’être mis bas!
L’auteur décrit non sans élégance, ce qu’elle voit des yeux du corps; pour ce qu’elle voit ou prétend voir des yeux de l’âme, elle a la vue faussée ou bien, elle fausse avec intention le coté[3] moral de son récit, qui me paraît impossible ou tout au moins, invraisemblable. Il faut tout le chauvinisme de certains flamingants pour trouver ce récit littérairement bon ou beau.
Un père de famille, littérateur flamand, m’a dit, en parlant d’een dure eed: “C’est un livre perfide et dangereux”: s’il était mieux écrit, je serais de son avis.






